Jeudi 21 août 2008
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Par Vouvant village de peintre
lundi 21 juillet 2008
Mélusine berbère s'est dévoilée aux spectateurs samedi 19 juillet, à la Nef Théodolin, lors d'une rencontre
avec son créateur, l'artiste niortais Slimane, rencontre organisée par l'association Vouvant Village de Peintres.
Yves Baudry, professeur d'histoire de l'art, à l’initiative de cette rencontre, a ouvert le jeu des
questions/réponses en demandant à l'artiste d'origine kabyle si ses toiles étaient destinées à un public algérien ou si elles pouvaient toucher tout le monde ?
Ce à quoi Slimane a répondu que son œuvre était créée par l'humanité qui l'entoure, de ce
qu'elle jette, laisse à l'abandon (boîte de chique, capsules...), de ce qu'elle bâtit (les matériaux), et enfin de ce qu'elle dit. Alors « non, elle n'est pas seulement pour les gens de mon pays
(...) aujourd'hui mon pays est construit à partir de deux pays : l'Algérie et la France ». « La preuve en est ici », clin d'oeil à sa petite fille accrochée à lui tout au long de la
rencontre.
Il n’aura pas fallu longtemps pour que le public, venu nombreux, tombe sous le charme de cet artiste drôle et
attachant.
Le travail de Slimane se résume en trois mots : humanité, inconscience et réflexion. Inconscience pour la
période de production des toiles, où il ne réfléchit pas ou peu. Il assemble, colle, peint parfois avec tout sauf de la peinture, Puis réflexion qui vient après et qui finalement montre que
derrière chaque tableau se cache une histoire, ou un message, dont seul Slimane et certainement Mélusine ont la clef...
Thom